Une écologie du désir

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Il est trop tard ? Certainement. Il aurait fallu se bouger avant que le champ des menaces ne se révèle aussi proche de nous. Ne pas rester assis, les bras croisés, à se lamenter devant tant d’inertie et de cruauté érigées en modèle économique,
chantage idéologique devenu vacarme assourdissant, nourri par des chefs d’état crispés sur leurs objectifs à court terme, obsédés par leur dévotion au concept de croissance. Du grand guignol.

Beaucoup d’entre nous ont conscience de cette urgence écologique à perspective humanitaire et agissent à leur niveau depuis longtemps : tentent de sensibiliser leur entourage proche ou lointain, créent des réseaux associatifs, tissent des liens de solidarité qui modifient la donne à l’échelle d’un colibri, sans doute, mais qui impulsent cependant une énergie nouvelle. Renouvelable. Le désir dans toute sa splendeur, irréductible, toujours à l’œuvre.

La volonté politique faisant cruellement défaut dans l’espace collectif, il ne nous reste qu’à nous organiser en mode autonome pour soutenir ce désir. Remercions les dirigeants de notre pays, plus que jamais aux abonnés absents en matière d’écologie, de nous y obliger. L’autonomie n’a jamais fait de mal à personne, même si (surtout ?) la planète a la tête qui tourne sous le vent, tempétueux, des inégalités. 

À nous qui avons la force, et les moyens, de porter ce projet d’un monde plus doux, plus conscient, plus respectueux, incombe la responsabilité de cultiver inlassablement la terre de la compassion. Libérons-nous de nos toxines mentales, ainsi que  nous y enjoint Matthieu Ricard dans l’interview qu’il nous a accordée, afin de ne pas céder au découragement lié à nos attachements et à nos projections, mais, plutôt, de faire fructifier la bienveillance. Le meilleur des engrais écologique quand il est assorti d’une vision globale et d’une action fertile dédiée au bien-être de tous les être vivants sans exception. 

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