Heureusement qu’il y a les fraises ! 

visuel117Il y avait longtemps… Longtemps que nous n’étions pas tombés, par hasard ou presque, sur des incohérences qu cela BiO s’ingénie à nous réserver au cas où nous perdrions notre discernement.

Eh bien, non ! Nous ne le perdrons pas. Tout d’abord, parce que notre métier de journaliste se doit d’être incompatible avec l’aveuglement. Ensuite parce qu’il se trouve que nos lectrices et lecteurs nous font confiance et nous le disent. Ils comptent sur nous pour y voir un peu plus clair dans les mentions qui garantissent la qualité biologique d’un produit et, au passage, sa cohérence écologique et éthique.

A TOP NATURE, notre fonction s’appuie sur une seconde nature : la quête de l’information juste. Nous y tenons pour nous-mêmes, depuis toujours, et nous ne lâchons pas ce fil auquel tiennent également nos lecteurs. Ils veulent savoir, vous voulez savoir, et cette exigence nous semble totalement légitime, a fortiori lorsqu’il s’agit de produits « BiO », supposés respectueux des l’Homme et de la planète.

Ainsi que le dit souvent notre ami Pierre Rabhi, il ne suffit pas d’être BiO pour être « bien ». Pour être respectueux, justement, en harmonie avec ce que l’on avance comme arguments pour se différencier – en mieux – des autres. D’où notre vigilance. Nous, nous aimons que les choses soient transparentes car cette clarté permet à chacun de se situer en conscience, plutôt que d’obéir à on ne sait quelles croyances.

Notre vision du journalisme ne se satisfait pas d’une langue de bois qui rend un peu plus confuse la lecture et le mémorisation des références que la BiO est censée porter. Encore moins des demi vérités qui occluante parfois des pans entiers de valeurs morales, prioritaires pour de nombreux consommateurs responsables et engagés selon des critères éthiques revendiqués par la BiO.

Lorsque nous considérons qu’une certaine opacité se dessine à travers des points de détail, nous choisissons de le dire. De vous le dire, comme nous le faisons dans le dossier « Cosmétique BiO » de ce numéro. Parce que la BiO que nous aimons et que nous soutenons le mérite tout autant que vous et nous le méritons. Parce que nous sommes libres, indépendants. Notre vivacité d’esprit émane de cette dynamique, même si bien d’autres problèmes de société pèsent sur nos épaules, sur notre coeur, comme sur les vôtres.

Par ailleurs, le printemps nous enchante, l’été n’est pas loin dans notre tête et, comme me le disait l’épouse du maire sortant après les élections municipales, au seuil de la saison des magnifiques fruits rouges à mettre en centaines de barquettes en un temps record : « Après toutes ces histoires de politique, heureusement qu’il y a les fraises ! »