Privés de dessert

visuel105Vous allez vous en rendre compte au fil des pages de ce numéro. TOPNATURE se fâche. Le feu couvait depuis un moment. Au début, des rumeurs, suivies par des convergences de suppositions, puis des informations confirmées. La cosmétique BiO se laissait aller à des contournements de ses cahiers des charges un peu trop fréquents, un peu trop partagés, un peu trop banalisés. Au nom de la Chine, par exemple.

Vous, comme nous, avez généralement choisi d’acheter BiO, de vivre BiO, pour des raisons écologiques et éthiques. Parce que l’un ne va pas sans l’autre, sinon il s’agit d’environnement, avec ce que cela suppose d’extériorité, de distance par rapport au sujet. Ensemble, à notre échelle, nous cultivons le sens qui ensemence la vie, nous nourrissons la cohérence qui donne corps à nos choix.

Vous, comme nous, sommes des consommateurs fantaisistes, parfois, mais déterminés. Des désobéissants au grand cœur. Aux commandes de nos actes d’achat, des critères objectivables, un signe d’exigence, joyeusement mixés à nos références subjectives.

Non respectés par certains acteurs de la BiO qui ont “seulement” omis de vous demander votre avis, ces critères s’avèrent pour vous non négociables. Non discutables. Vos réponses à notre Enquête Lecteurs le prouve sans équivoque.

Alors, nous forçons gentiment le ton. La BiO, Mesdames et Messieurs qui la vivez dans des bureaux et des salles de réunion, la BiO, c’est la vie. Notre vie. Nous ne permettons à personne de s’en emparer, de l’instrumentaliser, d’en abuser.

Non, l’éthique n’est pas la cerise sur le gâteau d’une BiO activée par des flux économiques et boulimiques. Nous avons dit “écologique et biologique”. Si vous continuez, Mesdames et Messieurs des bureaux et des réunions, nous allons, nous consommateurs, vous priver de dessert. Fini le gâteau ! Alors, qui se lave les mains avant de passer à table ? Et qui s’en lave les mains ?