Nous sommes les vivants !

visuel122Nous avons été « Charlie », « Ahmed », aussi. Tristes, effondrés, atterrés. Avec, chaque jour, une pensée particulière pour notre ami Fabrice Nicolino, gravement blessé dans l’attentat, et qui va beaucoup mieux aujourd’hui. Nous avons été « Charlie » par principe, parce que la vie, toutes les vies, méritent le respect. Nous avons été « Ahmed », évidemment, le coeur et les bras ouverts.

Dans la lignée, prémonitoire, de notre précédent Edito, de notre précédent numéro, nous répétons inlassablement notre détermination. Ce n’est pas aujourd’hui que nous allons changer d’avis. Nous, désobéissants par nature. Nous ne supportons aucune forme de violence, que ce soit par les armes ou par les amalga(r)mes. Nous ne cautionnons aucune récupération mortifère de la liberté. Nous assumons d’évoluer, en capitale de la douleur, sans jamais exclure la vitale douceur.

Quand Abd Al Malik nous a dit, quelques jours après ces funestes journées, dans un échange de messages de consolation réciproque, « Nous sommes les vivants ! », nous avons pensé, comme lui, que nous portions plus que jamais une lourde responsabilité : celle de ne pas faire d’usage erroné de cette vie à l’oeuvre. Splendide. Celle de parler pour dire et redire le trésor caché. Nous sommes les vivants et ne devons plus pleurer, nous sommes les vivants et ne devons pas avoir peur, nous sommes les vivants et devons être forts, nous sommes les vivants et devons rire, danser, célébrer. Accueillir.

Vivants, nous aimons plus que tout les animaux vivants, nous voulons la protection absolue du vivant, et par conséquent du règne animal et de sa sensibilité que les veganes, particulièrement présents dans ce numéro de TOPNATURE, placent très haut sur l’échelle de leurs fondements éthiques. Liberté, égalité, fraternité ? A condition que cela vaille pour tous. Sans exception.