Le coeur riant

Capture d’écran 2016-08-18 à 19.07.18Il est présent dans la rubrique Livres de ce numéro de TOPNATURE. Un livre fort, solide, au point d’inspirer notre éditorial. “Chroniques d’exil et d’hospitalité”* nous prend aux tripes, jamais en force, ne les lâche plus et nous dope au langage. On se sent vivant. Les mots battent le rappel : c’est ce que nous aimons d’eux. Qu’ils fassent surgir la vie de toutes les situations. Convoquer ici Charles Bukowski relève du défi. Pourtant, c’est bien “Le coeur riant” que Bukowski s’invite dans nos pages, tel un passager clandestin, et nous parle de lumière au tout début de ce livre de chair que l’écologie devrait célébrer comme un hymne à la planète humaine. “Ce n’est peut-être pas beaucoup de lumière mais elle brise les ténèbres” scande l’écrivain mot-dit.
Nous sommes heureux. Heureux de lire ces puissantes lignes de poésie en ouverture de ces chroniques, heureux de ne pas y être indifférent, heureux de les transmettre, heureux de les partager avec vous parce que la BiO ne doit pas être synonyme de repli sur soi, en aucun cas, mais d’ouverture à l’amour, au courage de l’amour, lutte parfois, solidarité toujours : dignité. Ne pas désespérer de l’exil que le monde, sa violence, nous colle à la peau, au coeur, à l’esprit. Au contraire, nous réjouir, repérer les dieux qui attendent de se réjouir en nous, nous rappelle Bukowski, et nous réjouir encore. Ces dieux-là, Dieu qu’on les aime !
Les mots nous y enjoignent. Les appeler de nos voeux. Les guetter. Les sentir nous imprégner, suivre leur chemin d’exil et d’hospitalité. Bon été en compagnie des dieux magnifiques qui vous accordent cette fortune !
* Chroniques d’exil et d’hospitalité. Olivier Favier. Editions Le passager clandestin.