Huppe, huppe, huppe

visuel123C’était un matin, au réveil d’une journée qui s’annonçait difficile. Il allait falloir combattre, mais rester zen. “Se nourrrir” a dit le cerveau. “Se nourrir” ? Le corps ne manifestait aucune inclination pour le moindre petit déjeuner. Seulement faim de paix. “Se nourrir”, disait encore le maître du monde intime, depuis l’espace de l’inconscient.

Un oiseau a chanté. Tôt, comme le font tous les jours depuis le début du printemps les mésanges et les coucous. Là, c’est un autre chant, “Se nourrir”, toujours, qui se fraye un chemin dans l’esprit encore endormi, et se répéte, encore. “Houp, oup oup”… Une huppe ! La première de la saison, messagère protectrice s’il en est, oiseau adoré inscrit dans l’éveil même.

La huppe est de retour dans le jardin frémissant des fleurs de fruitiers. Une huppe nouvelle, sans doute, en visite de connivence : invitation à la présence à l’instant. Un émerveillement. Dorénavant, il sera question de joie, de bonheur, de contemplation sonore, et puis de tous les sens appelés par sa divine mélodie. Le jour revêt ses habits de sourire. Il ne s’agit plus de journée difficile mais de journée de la huppe. Une envolée.

L’heure est ainsi venue de se nourrir, autrement. Par un chant, conférence des oiseaux, par un signe, appel de l’amour. Nous avons suivi ce fil de l’inspiration et avons préparé pour notre TOPNATURE de mai des sujets qui viennent naturellement à la rencontre d’une attente sensorielle et sensible, des recettes tour à tour végétariennes, véganes, sans gluten, ou bien tout à la fois, destinées à ponctuer de plaisir et d’épanouissement la vie de tous les jours.

A la fois musique et lumière, cette mise en actes de la préservation du vivant porte en elle la plénitude. Une allégresse, en somme, que notre huppe illustre à merveille afin de nous rappeler à la simplicité de l’apparat.